mardi 2 juin 2026

F –Fonction Sentiment du MBTI

Fonction Sentiment MBTI

 Voici la fonction Sentiment du MBTI, lettre F pour feeling. Une des plus simples à comprendre dès lors qu'on saisit le fonctionnement du type. Une fois de plus, le MBTI permet de faire le lien entre le pragmatisme de l'école américaine du Distracteur et la philosophie jungienne de la même fonction.

Un cœur gros comme ça

Type Sentiment du MBTI :
Le Sentiment est un processus pour évaluer « ce qui est important » ; Valeurs personnelles ou universelles en « poteaux indicateurs ». Le Sentiment dit si les choses sont agréables ou pas ; si on adhère ou si on rejette (Accord/Désaccord). Fonction affective, instinctive et sélective. Situations et renseignements sont évalués subjectivement ; le Jugement considère les goûts, pèse les enjeux éthiques et moraux selon les buts personnels et les relations. Le Sentimental est sensible, empathique, et recherche l'harmonie avant tout. Compréhensif, à l'écoute, il manque cependant de rigueur logique et fait des excès de considérations personnelles. Peu de prise de recul. Savoir lui montrer qu'on apprécie sa « chaleur » et capacité à exprimer ses émotions, à aider les autres à se sentir à l'aise. Ne pas être ironique et illogique avec lui (pas de second degré...). Aime avoir des « conversations personnelles » si désaccord mais éviter de lui demander conseil et de le rendre sensible par rapport à ses soucis. Doit apprendre à mieux négocier, à définir des limites, à arrêter de « faire » pour mieux se relaxer... 
Le Sentiment est un Type Jugement, rationnel avec le Pensée, qui aime vivre dans un environnement structuré, ordonné et prévisible. Il est organisé et formel mais peut être maniaque voire rigide. Il jette les choses trop vite avec parfois un sens exagéré de sa mission. Respecter son besoin d'emploi du temps, planning (mais ceci n'est pas la stratégie d'efficacité du Tertium). Le Type sentimental ne doit pas être résumé qu'au sens commun amical/amoureux ; il s'agit bien d'une fonction de Jugement des Valeurs du monde.
- Le Sentiment extraverti a conscience du bon ou mauvais déroulé d'une situation. Il cherche l'harmonie entre les personnes. Les valeurs relationnelles et culturelles sont importantes. Il communique, tient compte des autres et organise des groupes avec des règles et une organisation. Satisfait si les choses sont acceptables pour les autres.
- Le Sentiment introverti a conscience de son adhésion à ce qu'il ressent. Il a plus de mal à expliquer ses valeurs mais évalue pour harmoniser au mieux les choses selon ses vérités.

Correspondances :
Le Type Sentiment extraverti  ESFJ  au N°6
Le Type Sentiment extraverti   ENFJ au N°10
Le Type Sentiment introverti   INFP au N°11
Le Type Sentiment introverti  ISFP au N°6

Sacré Jean-Pierre

Compléments d'enquêtes :
- Le MBTI nous permet d'y voir un peu plus clair si l'on précise bien les notions de cette « évaluation des Valeurs ». L'allusion au Poteau indicateur est pertinente car c'est un des symboles de notre N°11, volatil à la croisée des chemins s'il en est... Mais ici, tout est à nuancer ; le Sentiment feint de s'intéresser à l'Information, au Jugement/ évaluation rationnel, à des plannings prévisionnels... or il n'en est rien. Bien comprendre cette manie faussement rationnelle dont les Valeurs ne sont pas tant harmoniques que pétries de ses croyances et présupposés... Son grand art de vivre reste la dispute sociale, le caprice, la tension, le zèle... Le Coach américain pourrait t'en parler des heures. Il y a là un double-secret de la Tradition où une Balance peut en cacher une autre... Le vrai peser du pour et du contre, rationnel, c'est pour le Sensation ou – mieux – l'Orientation Extraversion conformiste (dont seul l'aérien 11 fait partie). L'évaluation du Sentiment est plus dans la nuance colorée d'une même valeur, choix du même, ni-ni, d'accord ou très en accord... Pas d'accord ou très en désaccord... De quoi le rendre dingue... 
- Notons que c'est bien lui qui finit par valider (plus que décider) le choix d'être en Accord ou en Désaccord mais ceux-ci relèvent ensuite idéalement des fonctions majeure et mineure pour ne pas dire Sensation et Intuition/ Blâmeur... 
- Les correspondances valident sans surprise les corrélations avec le N°6 – archétype du Sentiment – et le N°11. Curieusement, une description va au 10 mais nous savons qu'outre la Sensation, ce Tempérament Pensée est finalement pluripartite. Type Pensée qui se morfond dans le Sentiment jusqu'à éprouver des Sensations voire des Intuitions... Nos types Sentiments/ Sanguins/ Air de la Base 12 sont bien les N° 4, 6, 11. Notons que le MBTI ignore complètement cette réalité Sentiment pour le N°4.   



 

Points de vue d'après le MBTI

Points de vue MBTI

 Plutôt que d'alourdir l'article sur le MBTI – dont le complément d'enquête est déjà assez développé – je te propose de retrouver ici les corollaires du truc. Qu'est-ce qui est pertinent avec le MBTI ? Qu'est-ce qui ne colle pas et adaptations à apporter ? 

La voie du serpent
- La Fonction dominante est bien la base de l'Individu, développée depuis sa petite enfance. C'est à elle que le « Type junguien » se rapporte. Cette identification retarde la maturation des autres fonctions (rappelons que, pour Jung, cette fonction est aussi porteuse du Moi).
- La Fonction auxiliaire soutient la dominante. 
- La Fonction tertiaire soutient l'inférieure mais, en cas de stress/inconfort, l'Individu peut la « sauter » pour recourir directement à l'inférieure...    
- La Fonction inférieure – Archétype du Fripon/Ça – ne se développerait qu'à mi-vie vers 40-50 ans. Elle a une grande sensibilité pour l'inférieur (le cracra) et reste très susceptible... Elle serait la voie royale de l'inconscient créatif. 

Compléments d'Enquête :
- Comment expliquer qu'en cas d'inconfort/ stress, l'Individu ne recourt pas à sa Fonction dominante dont il a pourtant la préférence ? Nous avons vu que Virginia Satir utilise le même procédé pour déceler la catégorie principale de ses Patients. Disons que c'est bien la dominante qui représente notre Tempérament basique, notre élément, dont la préférence sensorielle se manifeste bien en cas de risque. Mais, tôt ou tard, ce sur-rôle laissera aussi inévitablement la place à la Fonction inférieure susceptible, à la réaction du Ça qui – pour nous – vaut alors pour l'Ego/ Ombre...
- Le développement de l'inférieure à mi-vie peut être en rapport avec ce côté Ego assumé. L'Individu a plus ou moins appris à porter cet Ascendant, cette Persona, ce Masque social de « ce qu'il croit être »...
Encore faut-il savoir distinguer cette Illusion de ce que les autres perçoivent vraiment... On a là une belle idée de distinction entre Ego & Ombre justement, aspects contraires de la même Planète, doublon inhérent à toute typologie finale de la base 12. La mi-vie fut longtemps aussi considérée comme l'âge de l'Initiation (aujourd'hui largement plus précoce) qui préfère toujours qu'un Adepte puisse jouer « en conscience » avec son Ombre plutôt qu'il soit en réaction automatique... Attention, ici les termes junguiens rationnel/ irrationnel n'aident pas... Nous verrons que le Sentiment du Jugement ne se rapporte guère au rationnel et qu'un type P irrationnel peut être un redoutable Tertium attentif...   
- Oublions l'orientation Extra/Intro à adapter à chaque fonction... L'individu n'a qu'une orientation parmi trois possibles ; Extraversion, Introversion, Tertium... Nous les développerons sur un blog base 3. Disons juste que – sur cette croix « fixe » des fonctions –, l'Extraversion est conforme au « Moi social » freudien, place de la fonction auxiliaire secondaire, et l'Introversion au « Moi intime » (idéal du Moi...) ou fonction tertiaire... De fait, je développerai pour toi une base 4 avec les termes Ça, Moi, Surmoi... pour commencer à y voir plus clair. Savoir que, selon les auteurs, le Moi désignera le Tempérament basique – comme chez Jung – alors que pour d'autres il est déjà une construction sociale qui correspond d'avantage à nos orientations/ fonctions auxiliaires. Là aussi, ce doublon horizontal est à signaler. Idem, mieux vaut séparer le terme Ego (Je actif)  du Moi permanent. 
- Il semble qu'à défaut de Voie royale – via l'inférieure... – ce soit bien la fonction tertiaire la véritable Fonction transcendante d'un Individu. Véritable idéal du Moi, cette fonction créative – Anima pour un Homme – est effectivement ici vite sautée... Cela explique peut-être pourquoi Virginia Satir l'ignore (ou prend sa place) dans son triangle familial ? En outre, sortant de la Voie du serpent, on retombe ainsi sur la rotation de la roue avec des sens qui divergent... Vaste sujet à développer dont tu trouveras un petit schéma ci-après. 
- Quand nous étudierons Pavlov en base 3, nous pourrons avancer l'hypothèse d'une Voie du serpent socialement inversée par habitus... Face à nous, l'Ego/ Fonction inférieure de l'Individu à qui on a enseigné d'avoir d'abord recourt à la Fonction auxiliaire secondaire alors que ce devrait être la tertiaire. Nous savons en effet que celle là est bien la secondaire de la Fonction principale, base du Tempérament, pas de l'inférieure... Ce fait est important car cela signifierait qu'un malaise social contre-nature soit ici peut-être entretenu. La compréhension de cette réalité ne relèverait pas tant d'une « rectification » initiatique, physiquement toujours impressionnante, que de la simple compréhension de ce tabou entretenu.
- Fort heureusement, le Coach américain peut nous éclairer, notamment dans son jeu subtil de « travail avec la secondaire » pour mieux balancer/ accéder à la tertiaire. Nous distinguons ici les deux orientations Extra/ Intro idéalement représentées par la Pensée/T et le Sentiment/F ; l'Extra/ secondaire est plus dans le peser du pour et du contre, l' Intro/ tertiaire dans l'accord/ désaccord qui en découle (voir Jugement ci-après). 
- Si le MBTI fait de la Fonction dominante un vieux sage à imiter, il ignore de fait la figure du Tertium. Sa Fonction Sensation – qui représente idéalement la dominante – se rapporte bien au Suppliant de Satir, base sensorielle pour le moins terrestre... Certes ce paradoxe peut s'expliquer par notre Typologie N°12 mais nous en sommes ici encore loin... Comme chez Jung, le Tertium n'est pas donné car il représente implicitement le Thérapeute... Par contre l'Individu peut bien être victime de son Ego/ Ombre... Les seuls éléments de Langage peuvent effectivement zapper la fonction tertiaire pour mieux faire chuter un Sujet mais nous entrons là dans le grand domaine des ombres sociales et institutionnelles taboues.   

Le secret révélé

Pour conclure, précisons les excellentes observations du MBTI aptes à fabriquer de premiers Tests :
- Le type général Perception/P (axe Sensation/S et Intution/N) est dit irrationnel au sens junguien non-contestable... Il « perçoit ». Désordonné, il remet à plus tard... Le loisir, c'est maintenant... 
- Le type général Jugement/J (axe Pensée/T et Sentiment/F) est dit rationnel... Si ce dernier terme est valable pour la Pensée, nous préférons l'adjectif évaluatif pour désigner le Sentiment davantage basé sur des habitudes, généralisations et croyances. Il « juge ». Ordonné, il prépare/ réserve à l'avance. Le loisir, c'est après. 

Croix des fonctions

Les 4 Questions à se poser face à un Individu :
- Où l'Énergie est-elle puisée ? Extraversion ou Introversion ? Rappelons que l'Extra est du domaine du Moi social – conforme aux autres/ collectif – et l'intro au Moi intime, n'a pas peur d'affirmer sa différence. De fait une 3e orientation existe – Tertium – dont nous pouvons dire qu'elle est de l'ordre du Plan (qui n'est donc pas un attribut du Jugement), stratégie programmée et action en cours. 
- Comment le Sujet agit-il ? Perception/P ou Jugement/J ? (ci-dessus). 
- Si Perception : S ou N ?  S ne focalise pas tant les détails qu'il perçoit « de près » voire « en bas » avec une une préférence pour le flair et le toucher... Si N, focalisation visuelle sur l'ensemble, de loin (puis blâme sur le détail qui cloche...). 
- Si Jugement : T ou F ? La Décision est du domaine du Tertium, acte de finalité. Mieux vaut ici se baser sur la référence à l'évaluation ; T selon l'avis des autres – citations & empilements dirait le Coach américain – et F selon ses habitudes, généralisation et croyances personnelles ;  j'aime/ j'aime pas... 



    

dimanche 31 mai 2026

T – Fonction Pensée du MBTI

Fonction Pensée MBTI

Voici la première fonction MBTI développée ici, la Pensée avec comme sigle la lettre T pour Thinking. Ces descriptions MBTI ont finalement l'avantage de faire le lien entre les fonctions de Jung – parfois trop philosophiques – et les catégories pratiques de Virginia Satir. 

Extraverti ou introverti ?

 Type Pensée MBTI :
La Pensée vise ici à déterminer si l'Idée que l'on a est « juste ». Fonction intellectuelle, analytique, organisatrice. Fonction d'abord objective qui s'appuie sur la compréhension logique du monde, ses catégories, ainsi que les systèmes de Pensées partagées. Le Type Penseur ne doit pas être confondu avec un « degré élevé » d'Intelligence ou de Culture... Globalement, le Type Pensée se détache des Valeurs (sentimentales) et cherche à prendre des décisions basées sur des règles, par différenciation des critères/normes, et l'analyse logique des causes à effets... Il a tendance à garder la tête froide et à rechercher la vérité. Rigoureux, il sait prendre du recul par rapport aux situations mais peut-être considéré comme froid voire agressif, ignorant les Sentiments. Savoir lui demander conseil, apprécier ses analyses, et apprendre à le féliciter sans parler émotion. Ne pas lui donner de « fausses critiques constructives » (serait-il le plus mal à l'aise par rapport à notre société actuelle ?) mais on peut être en désaccord avec lui car le Pensée aime débattre. Doit mieux tenir compte des idées et ressentis des autres, être plus positif, pour être mieux entendu et apprécié...
Le Pensée est un Type Jugement/J, rationnel avec le Sentiment, qui aime vivre dans un environnement structuré, ordonné et prévisible. Il est organisé et formel avec parfois un sens exagéré de sa mission. Respecter son besoin de trier et planifier (mais n'est pas la stratégie d'efficacité du Tertium).
- Le Pensée extraverti a une bonne conscience des situations et toujours un « plan » à réaliser. Il cherche la logique et la cohérence du monde extérieur, se soucie des lois et des règles. Il systématise, structure, vérifie les conséquences, contrôle les normes, définit les paramètres, directives, limites...
- Le Pensée introverti a plus conscience de son Intuition. Il se crée des mondes intérieurs dont il cherche la logique et la cohérence des idées. Son analyse sera alors vérifiée à l'aune de ce modèle. Il sait clarifier les incohérences et définitions pour plus de précision.  

Correspondances :
Le type Pensée extraverti ESTJ  correspond au N°8
Le type Pensée extraverti ENTJ  au N°1
Le type Pensée introverti ISTP   au N°8
Le type Pensée introverti INTP  au N°5

Compléments d'enquête
- Les vedettes du Jung/MBTI correspondent surtout ici, dans la Base des 12, à nos N°8 et 1. Rappelons que nos Orientations ne correspondent pas toujours à l'Extraversion et Introversion des systèmes junguiens. Pour nous, 1 est bien un Lymphatique/Pensée mais plus Tertium qu'introverti. 8 est un Colérique... 5 un Mélancolique/ Sensation... Alors ? De fait, il y a souvent confusion dans le Jung/MBTI entre les Tempéraments et les Orientations d'autant que chaque fonction convient idéalement à une orientation... Les Plans de 8 ne sont pas dus à sa Pensée mais à son aspect colérique qui se prend pour un Tertium. Et encore, il ne s'agit pas tant chez lui de réelle stratégie que d'une simple « échelle des objectifs ». Le N°5 relève aussi de l'orientation Extraversion conformiste idéalement représentée par la Pensée. 
- Les vrais Pensée de la Base 12 sont les N°1, 2, 10. Ces deux derniers ont cependant fort à faire avec la confusion et l'illusion... 
- Notons enfin que le MBTI associe la Pensée au Sentiment opposite dans le même axe Jugement/J et les qualifie de rationnels.  Ceci va comme un gant au type Pensée – le Rationnel de Satir – mais son Jugement est plus de l'ordre d'un peser du pour et du contre avec références à des citations & empilements (preuve sociale) dixit le Coach américain. Nous verrons par contre que le rationalisme ne convient guère au Sentiment. 


samedi 30 mai 2026

Système – le MBTI pour les nuls

Le MBTI pour les nuls

Coucou. Suite aux Fonctions de Jung, voici le fameux MBTI et tu commenceras peut-être à comprendre la compilation que cet étrange blog en sociologie de la Personnalité peut t'apporter. Désormais abandonné par la psychologie « sérieuse », le système MBTI demeure pourtant une base importante des Tests de Personnalité, notamment en entreprise. Après l'explication du principe, selon quelques sources standards, je te livrerai un complément d'enquête innovant du truc. 

MBTI


Avant toute chose, savoir que le MBTI est une usine à gaz quasi incompréhensible au néophyte et je te dirai pourquoi. Mais, pour celui qui sait s'y intéresser, le système reste déchiffrable. D'abord connaître la signification de quelques lettres qui représentent les Fonctions de Jung, leurs Axes et Orientations, selon la Roue du Psychanalyste suisse. Les Fonctions/ lettres NTFS seront davantage expliquées sur leurs pages respectives pour ne pas alourdir cet article. 

Les significations des Lettres du MBTI : 

- N : Fonction Intuition, focus sur la vue d'ensemble, opposée à S.
- T : Fonction pensée/Thinking, décide avec sa tête, opposée à F.
- S : Fonction Sensation, focus sur les détails, opposée à N.
- F : Fonction Sentiment/Feeling, parfois dite « impression », décide avec son cœur, opposée à T.

- P : Axe des Fonctions N/S, dites « de Perception » ou irrationnelles, qui privilégient la spontanéité. Recueil de l'information. Adaptation aux situations ; le Type général P est non-ordonné voire en désordre, plutôt souple et spontané. L'irrationnel désordonné perçoit... S'engage difficilement, remet à plus tard, improvise ses vacances. Le repos/récompense, c'est maintenant... 
- J : Axe des Fonctions T/F, dites « de Jugement » ou rationnelles, qui s'organisent à l'avance.  Traitement de l'information, prise de décision. Type général J bien rangé, avec exactitude, contrôle... Le rationnel ordonné juge... Ponctuel, cadre défini, prépare ses vacances à l'avance. Le repos/récompense viendra après le travail... 

Que représente un sigle MBTI ?

Les 16 Types sont représentés chacun par un sigle de 4 lettres ; exemple, ISFJ
C'est là que la compréhension du truc se complique... mais nous allons essayer. 
1ere lettre2e lettre3e lettre4e lettre
ÉnergieP/PerceptionJ/JugementPréférence
E ou IFonction N ou SFonction T ou FP ou J
L'ensemble de 2 possibilités par lettre – 2x2x2x2 – donne bien 16 types possibles... 
Face à un type, sigle de 4 lettres, d'abord trouver sa Fonction dominante.
- Nous expliquerons plus loin l'orientation de l'énergie de la 1ere lettre E/extraverti ou I/introverti. Cette première lettre E/I est l'orientation de la fonction dominante. 
- La 2e lettre indique si l'individu est Perception N ou S ; la 3e si le Jugement est T ou F. Ces 2 lettres « du milieu » sont les deux premières fonctions de l'individu ; dominante et auxiliaire. L'une est E, l'autre est I. Attention, la 2e lettre peut être l'auxiliaire et la 3e la dominante... 
- La 4e lettre te dit si le sujet préfère sa fonction Perception/2e lettre ou sa fonction Jugement/3e lettre. Cette préférence est toujours E/extraverti ( à retenir : P=2, J=3). 

→ Trouver E, c'est trouver I...     Exemple avec le type  ISFJ :
- La 4e lettre J indique que la préférence extravertie/E est la 3e lettre F  (J=3). 
- Oui, mais la dominante est introvertie car le sigle commence par I ... 
- La dominante est donc S introverti, l'auxiliaire est F extraverti...   ISFJ = Sensation introverti. 
Bien comprendre l'importance des 2e et 3e lettres du sigle qui désignent les fonctions dominante et auxiliaire. Tu distingues leur orientation E/I d'abord par la 4e lettre P/J qui désigne toujours une Extraversion... Si la première lettre est E, cette Extraversion est bien la fonction dominante. Si la première lettre est I, c'est l'autre lettre qui est la dominante... 
Les fonctions dominante et auxiliaire sont les deux premières fonctions de quatre que possède un individu et je te propose un nouveau schéma pour les situer.    

De la fonction dominante à la fonction inférieure :


Psychologie ou magie ?


Dans l'exemple ISFJ qui nous intéresse, la fonction dominante est S, l'auxiliaire est F. Par rapport au premier schéma, tu comprends immédiatement qu'il y a eu « permutation », sur la croix, des fonctions T/F (voir aussi ci-après). Face à toi, la fonction inférieure... 
- Le MBTI nomme le « cheminement » de la dominante vers l'inférieure non pas en suivant un tour sur la roue mais par une succession de 4 étapes dite Voie du serpent ; la fonction tertiaire est bien la 3e étape de ce processus. Nous reviendrons un jour – dans un blog 3 – sur cette approche qui peut se faire aussi en cheminement inverse selon différents « niveaux de suggestibilité »... 
- Ce que le MBTI te propose, c'est de « deviner » par toi même les fonctions tertiaire et inférieure qui ne sont pas données. Facile... Toujours avec notre exemple ISFJ, si S est la dominante, l'inférieure opposite sera N et la tertiaire – opposite de l'auxiliaire F – sera T... 

On peut dès lors passer à quelques nouvelles définitions : 
Fonction dominante : Base de toute la Personnalité, développée depuis la petite enfance.
Archétype : Héros/Sage à l'action infaillible qui réside au « sommet » de (en fait derrière) l'individu. 
Fonction auxiliaire : soutien la dominante quand celle-ci commence à prendre de l'assurance. Fonction importante pour l'équilibre E/I, inverse de l'orientation de la dominante. 
Archétype : Jeune adulte compétent, potentiel, veut apprendre de la dominante. 
- Fonction tertiaire : même si moins développée, elle renforce la Personnalité/Dominante dans son orientation principale identique. Elle oscille cependant entre l'instabilité de la fonction inférieure et son complément de la dominante. L'individu – surtout en situation de stress/inconfort – peut parfois la sauter et requérir directement à la fonction inférieure peu maîtrisée. 
Archétype : Ado qui s'identifie hâtivement à ses compétences qu'il surestime/fantasme même si un certain potentiel est là. 
Fonction inférieure : Orientation opposée à la dominante qui ne se développera qu'à mi-vie vers 40-50 ans. Certains n'ont pas de problèmes avec leur fonction inférieure... 
Archétype : Petit enfant capricieux (Fripon/Ça) qui vit « en dessous » de la Personnalité avec une grande sensibilité pour certaines choses qui relèvent de « l'inférieur »... Nous sommes malhabiles avec la fonction inférieure ; exercice lent et mal maîtrisé qui peut attirer des ennuis... Fonction susceptible, réaction émotionnelle. L'individu ne fera donc pas confiance à cette fonction ou – au contraire – pourra soudainement l'utiliser avec trop d'emphase pour « chercher » à la satisfaire... La fonction inférieure est bien la voie royale de l'inconscient créatif, l'Embryon aux possibilités inexploitées... 

Si la fonction dominante est en P, l'auxiliaire et tertiaire sont en J, l'inférieure est en P...  Si la fonction dominante est en J, etc.  

L'idée, c'est surtout de pouvoir immédiatement appréhender la Roue des Fonctions dans ces 4 niveaux, à partir de la dominante, selon toutes les combinaisons possibles de la « suite logique » NTFS... 
Dans les fonctions moins utilisées résiderait un grand potentiel d'énergie et de développement.
Le Type junguien est l'identification à la fonction dominante/privilégiée. Ce processus retarde le développement et maturation des autre fonctions. Dans la névrose, la fonction inférieure « tombe » dans l'inconscient. Apprendre à identifier la place de chaque fonction → Individuation. 

De l'Orientation Extraverti/Introverti :

Connaître la fonction dominante des 4, c'est déjà bien. Mais Jung précise qu'un individu a aussi deux façons de s'orienter par rapport à la réalité ; base de ses 8 Types psychologiques. Pour le MBTI, ces deux attitudes caractérisent à la fois la direction de l'intérêt et le mouvement de la libido, incitent à agir dans une direction particulière (relation soi-autre). Ces modalités d'adaptation biologique sont comparables aux pulsions freudiennes dont l'une serait orientée vers le Moi intime, l'autre vers le Moi social (cette dernière définition est vraiment valable pour notre théorie Intro/Extra).
Extraversion (lettre E) : se recharger en énergie dans le monde extérieur. Intérêt pour l'extérieur, le bruit. Aventureux, grégaire, recherche de la nouveauté. Attachement rapide, aime influer les autres. L'Extraverti se charge en énergie par l'expérience, s'exprime plutôt par la parole. Raconte sa vie au téléphone, va vers les autres, appartenance à un groupe.
Introversion (lettre I) : se recharger en énergie dans le monde intérieur. Libido vers soi. Hésitant, réfléchi, retenu, solitaire, n'écoute pas les autres. À l'écart des situations sociales. Réfléchit avant d'agir, ne craint pas la solitude, calme. L'Introverti se charge en énergie par les idées, souvenirs, s'exprime plutôt par l'écrit. Bien comprendre aussi que, chez un Introverti, la fonction auxiliaire extravertie est souvent plus « visible » que la dominante. Importance de la dernière lettre « préférence » P/J... 
Pour une meilleure compréhension de ses sigles, le MBTI précise encore :
- La lettre E/I s'applique à la fonction dominante, elle s'oppose à l'auxiliaire et à l'inférieure (1 sur 2).
Type E : niveaux E-I-E-I ...   Type I : niveaux I-E-I-E ... 
- La fonction tertiaire s'équilibre avec l'inférieure, dans le rapport E/I, comme le font la dominante et l'auxiliaire.  

Voilà, tu peux désormais comprendre les lettres d'un sigle MBTI. De fait, en pratique, il n'y a que 4 cas de figures : E - - J, E - - P, I - - J, I - - P  où « ranger » tes lettres de fonction ; tu trouveras alors la dominante puis l'auxiliaire qui suit. Uniquement par calcul, voici quels devraient être les 8 Types de Jung dans le MBTI :
- Intuition : extra = ENTP    intro = INTJ
- Pensée :  extra = ESTJ     intro = ISTP
- Sentiment : extra =  ENFJ   intro = INFP
- Sensation : extra = ESFP   intro = ISFJ
Sans aller voir sa « fiche descriptive », tu peux déjà t'amuser à essayer de définir le Type :
Le Sensation introverti ISFJ est donc premièrement un introverti, orienté vers sa propre personne, qui utilise en dominance sa fonction Sensation (souci du détail) tempérée, voire cachée, par son Sentiment auxiliaire extraverti, impression j'aime/j'aime pas... (j'ai bon ?). 

Bienvenue dans l'usine à gaz MBTI :

Oui, mais, quid des 16 types ? Prenons par exemple le sigle ISTJ ? Introverti, d'accord... Préférence Jugement à la 3e lettre T/Pensée extraverti, d'accord... Donc Sensation introverti dominant, d'accord... Auxiliaire T/Pensée ? ... Un Sensation dominant dont l'auxiliaire n'est pas « logiquement » – selon la roue des fonctions – le Sentiment mais la Pensée ? ... Oui, non mais attends... On t'as pas tout dit, Vera... Pour les 8 Types qui restent, on « suppose » (comme sur notre exemple vu avant) que la fonction auxiliaire peut clignoter/permuter toute seule avec la tertiaire du même axe P/J... Tu suis toujours ? Pourquoi faire simple, alors que nous pouvons compliquer davantage ce qui l'est déjà ? ...

Un observateur avisé te rétorquera immédiatement que mon premier schéma, inspiré de la Roue des Fonctions de Jung, est faux puisque, précisément, la Pensée y a déjà pris la place du Sentiment. De fait, le MBTI te propose bien ces deux cas de figures possibles, par « clignotement », pour la fonction auxiliaire, d'où les 16 Types...  Selon les versions, tu auras une Roue de Fonction « version Jung » ou comme la nôtre... Il semble bien que ce clignotement concerne les seules fonctions T/F et pas N/S...
De plus, le chemin (voie du serpent) reste bien le même de la dominante à l'inférieure... Et peu importe alors le modèle de Roue. Soit tu intervertis les lettres de l'axe auxiliaire/ tertiaire, soit tu conserves les lettres à leur place mais décide d'intervertir l'auxiliaire et la tertiaire... De toute façon, en partant de la dominante, tu pars toujours d'abord vers l'auxiliaire... Capish ?  
Voici les 8 nouveaux Types versus « version 2 ».
- Intuition : extra = ENFP   intro = INFJ
- Pensée : extra = ENTJ  intro = INTP 
- Sentiment : extra = ESFJ  intro = ISFP
- Sensation : extra = ESTP  intro = ISTJ
    
Il est peut-être temps de passer au complément d'enquête...   

Seras-tu reconnaître les sigles Myers-Briggs ?

 Complément d'enquête :
- L'originalité du MBTI semble moins résider dans la complexité de ses sigles que dans l'efficacité de ses Tests de Personnalité. Le système propose en effet 4 Questions à adapter immédiatement à une observation ou à la création d'un Test ; celui-ci pourra aller jusqu'à 80 items demandés sur la base de ces 4 principes. Le questionnement P/J puis du couple de fonctions restantes, afin de les éliminer deux par deux, est très judicieux. 
- Où l'Énergie est-elle puisée ?  E ou I ?
- Comment le Sujet agit-il ?  Plan/J ou Adaptation/P  ?
- Comment l'Information/P est-elle recueillie ?  S ou N ?
- Qu'est-ce qui entraîne la Décision/J ? T ou F ?

- Le livre des Types psychologiques de Jung paraît en 1921. K. C. Briggs et sa fille, aux USA, lisent l'ouvrage et veulent rendre le travail du Psychanalyste suisse accessible. L'idée, c'est de résorber les conflits entre les individus en les aidant à se comprendre mieux... Le premier instrument Myers Briggs Type Indicator MBTI est publié en 1962 mais c'est surtout son actualisation de 1985 qui est connue. L'outil voit cependant, peu à peu, sa validité scientifique remise en question, dixit la Psychologie de la Personnalité de 2019. Aujourd'hui, the Myers-Briggs Company continue de proposer des tests et des formations à travers le monde (et cela génère bien quelques Dollars conséquents...). Comme déjà signalé sur ce blog, le problème n'est pas la méthode typologique en soi mais ce qu'on en fait, notamment dans le cadre de son offre et sa demande... Malgré les critiques qui lui sont reprochées, qu'est-ce qui explique le succès du MBTI ?

- Jung avait déjà converti sa passion pour les symboles en verbiage scientifique afin de valider son travail de Psychanalyste. Bien comprendre les 3 piliers de son œuvre ; passion pour les symboles, observation empirique (les Types psychologiques sont publiés après vingt ans de pratique), méthode scientifique dont toute la nomenclature des phénomènes psychanalytiques. Même si, aujourd'hui, la psychologie scientifique ne reconnaît pas toujours le travail de Jung, il reste – notamment auprès du grand public – la référence majeure du truc. Savoir aussi que les symbolistes et « philosophes » peuvent toujours se pencher sur son œuvre pour y puiser des notions intéressantes comme cette étonnante Roue des Fonctions et leurs niveaux. On peut dire que Jung a su conserver la « magie des symboles » dans son œuvre scientifique.
Que nous propose le MBTI ? Si le flacon du charme junguien est toujours là, le système est plus une actualisation technique de la partie scientifique du Psychiatre suisse... Lire Jung, c'est déjà pas facile ; lire le MBTI... Oui mais... et basculons un temps dans la Sociologie ; comment satisfaire un public, ou une entreprise, par une usine à gaz ? C'est là le secret du Myers-Briggs... Tu n'y comprends rien à cette théorie ? C'est voulu... Outre la crédibilité par pensée complexe, ta focalisation du truc sera déjà vite ici cognitive... Tu es en état modifié de Conscience ? Cela tombe bien, le Test pratique est prêt ; tu n'as plus qu'à cocher oui/non et – tu vas voir, tu vas aimer... – tu ne seras pas déçu du résultat...

- Ne doutons pas de la bonne foi initiale du MBTI et de ses successeurs officiels. Doutons cependant de l'utilisation de l'outil par certains... Faire œuvre pédagogique pour t'expliquer ces faits sociaux me semble nécessaire. Le DRH Didier Bille nous dit que les Consultants, obnubilés par la recherche du candidat idéal ou à éliminer, développent plusieurs tactiques pour se crédibiliser. La première consiste à donner à leur pratique un vernis scientifique... On a alors recours à des tests psychométriques, ou autres, pour mesurer l'Intelligence dite émotionnelle (on relira aussi Eva Illouz...) ; le plus célèbre de ces tests reste le MBTI... Et Didier de développer le fait que plus de 50% des personnes testées tombent dans une autre typologie si on les reteste plus tard... Et Didier ne dit peut-être pas tout...
Cet exercice peut certes s'avérer plaisant dans la simple recherche de « soi » ou d'un mieux vivre en équipe... Mais, pour le Consultant « PNL initié », le test MBTI est riche d'autres enseignements. Plus que de savoir quel est le sigle rigolo pour ta pomme – les profils MBTI sont plutôt positifs –, le Consultant va surtout essayer de cartographier tes préférences sensorielles et cognitives à ton insu... Sera-t-il tenté de jouer avec ta Fonction inférieure ? Je te laisse reconsulter les concepts de Violence symbolique d'un Bourdieu ou de l'Empire par Pacôme Thiellement... Rassure-toi, le fait n'est pas nouveau, il a toujours existé, il constitue un tabou social à ne pas projeter sur un « horrible complot » mais bien sur la grille d'analyse de toute micro-société de 1000, 100, 10 personnes... Il existe d'ailleurs un moyen d'y échapper ; l'éclat de rire... 

Plus sérieusement, dans le cadre de notre recherche pratique en Typologie que nous apporte le MBTI ?
- Le passage de 8 à 16 Types n'est pas très convaincant... Rien à redire sur les fonctions NFTS. Si la plupart des sources MBTI développent bien, à part, les 8 Types junguiens, elles ne les associent pas vraiment aux 16... Si nous avons déjà développer, en libellés NTFS, les 4 fonctions junguiennes, ceux-ci génèrent bien d'abord 8 Types junguiens. Revus par le MBTI, ils confortent les Typologies finales de notre base 12. Mais reste bien le problème des 16 ?... Ne sont-ils que des créations mécaniques, suite à l'assemblage d'un sigle, donc inappropriés à notre étude analogique des traditions ?  Loin s'en faut, par contre – tout comme les types des fonctions de Jung désignent parfois d'autres Tempéraments – les 16 descriptifs MBTI peuvent bien s'appliquer aux seuls 12 mais avec des « doublons ».    
- La suite des fonctions, en Voie du serpent, et leur description archétype, est intéressante. Mais quid de la Fonction transcendante ? Je développerai quelque chose là-dessus, et les niveaux de suggestibilité, plus tard.
- Quand tu as déjà la connaissance d'autres systèmes, le fonctionnement du MBTI est pertinent à comparer. Revenons sur cette idée de clignotement ; habituellement – pour Pavlov, Satir, ou d'autres – la Fonction principale/ dominante est utilisée en cas de Stress ; ici, c'est l'inférieur/ mineure... surtout si dominante et inférieure sont S & N de l'axe P irrationnel... Disons que si la majeure est bien la fonction qui devrait être utilisée en cas de stress, la Fonction inférieure ne tarde jamais à surgir... Parfois, donc, en sautant par dessus la tertiaire... et en étant jouée avec emphase pour tenter de satisfaire ses pulsions de Ça... De même, le va-et-vient permanent entre l'auxiliaire et la tertiaire, plutôt axe J rationnel pour ne pas dire Extra/ Intro, est utilisé par nombre de « Thérapeutes »... Ces questions sont passionnantes mais relèvent plus des techniques d'éléments de Langage que de notre étude. 
- Myers propose également de regrouper les 16 Types en 4 groupes de « Tempéraments » ; Analyste ou Rationnel, Diplomate ou Idéaliste, Sentinelle ou Gardien, Explorateur ou Artisan... L'Analyste concerne les Fonctions NT, le Diplomate les NF, le Gardien la préférence S de J, l'Explorateur la préférence S de P... De fait, les 4 groupes sont chacun un mélange de 2X2 typologies des deux versions.... Inutile de te préciser que nous ne développerons pas davantage le truc ici...     
- Citons aussi le cas de la Socionique – équivalent soviétique du MBTI – qui était basée sur 14 types au lieu de 16. D'après eux, deux modèles seraient « asymétriques » et existeraient donc de deux façons pour chaque type... Je n'ai pas d'informations supplémentaires là dessus d'autant que le peu de sources initiales de la Socionique a disparu d'Internet. Aujourd'hui, les sites dits « socioniques » présentent des systèmes MBTI à 16 types... 
- Je te propose enfin un petit récapitulatif des principes MBTI dans le libellé Point de vue. 



mercredi 13 mai 2026

N - Fonction Intuition de Jung

S – Fonction Intuition de Jung

Dernière des 4 fonctions jungiennes présentées ici, l'Intuition – mystérieuse lettre N ? – vaut pour la catégorie Blâmeur de Satir, Tempérament Colérique. La richesse du descriptif place ici aussi la barre beaucoup plus haute que les catégories caricaturales. Cela nous permet d'envisager, à travers l'Intuition, l'apparition du mystérieux 2e Nerveux (N !) qui, pour nous, est bien à rapprocher d'un Feu volontaire plutôt que d'un Mélancolique terrestre... Il deviendra le Tertium de notre base 3. Comprendre qu'avant l'Action, inhérente à ce Colérique, une certaine réserve est d'abord l'indice de cette fonction.

Type psychologique de Jung

Type intuition de Jung :
De in pour dans et tueri pour voir. Fonction fondamentale de la psyché qui transmet la perception de « tout » ; objets externes et internes, ainsi que leurs rapports, par voie inconsciente. Bien que l'Intuition ne soit ni Sensation sensorielle, ni Sentiment, ni déduction, elle peut se manifester sous ces trois formes. Elle nous présente subitement un contenu – forme définitive – sans que nous puissions comprendre et dire comment il s'est constitué ; appréhension instinctive. Fonction irrationnelle, comme la Sensation, dont les contenus sont des données qui ont toujours un caractère déduit ou plutôt produit. Pour nombre de Philosophes, c'est la forme suprême de la Connaissance. De même que la Sensation a la certitude de sa base physique, l'Intuition l'a de son Inconscient toujours disponible... (rapport entre 7 et 4 ?). Ces manifestations sont donc le plus souvent subjectives mais peuvent parfois être objectives, par Pensée et Sentiment dus à la perception d'un objet dont l'intention est « subliminale » (Devine qui vient dîner ce soir ?...). Selon la part qu'y prend la Sensation, l'Intuition est concrète (fameuse association visio-kinesthésique) ou abstraite. Concrète, elle transmet des perceptions sur la réalité des choses ; abstraite, elle donne la perception de « rapports idéels » qui – contrairement à l'Intuition concrète et à la Sensation abstraite – a besoin d'un élément directif, Volonté ou Intention ( grand rapport de l'Intuition à l'Intention ; passage au Tertium... Ce n'est donc pas le Sentiment que le Coach américain rend forcément volatil et ceci est la clef d'un grand mystère). L'Intuition, comme la Sensation (axe Perception/P), est un trait caractéristique de la psychologie du Primitif, ou de l'Enfant, contrebalançant l'intensité d'impressions sensorielles. Elle transmet la perception d'images mythologiques, forme première des idées... L'Intuition compense donc la Sensation et, avec celle-ci, reste le « sol natal » où Pensée et Sentiment se développent pour devenir des fonctions rationnelles. Elle est bien une fonction irrationnelle même si, après coup,  on peut ramener son apparition à des lois rationnelles. Le type intuitif est celui dont la perception se fait « à travers » l'Inconscient. Si l'Intuition se marie avec des contenus de l'Inconscient collectif qui la conditionnent, le type paraîtra pour le coup vraiment irrationnel (soit incompréhensible, soit révélation éclairante...).
- L'Intuitif extraverti utilise sa perception « par dehors » en vue d'Actes à exécuter. Cette fonction se tourne ici vers les objets extérieurs, de façon plutôt inconsciente et dont le Conscient saisit mal l'essence. Attitude d'Attente caractéristique, contemplation, regard intérieur (si ce n'est Transe...). Seul le résultat ultérieur (anticipation) permet d'établir un rapport avec l'objet et sa « découverte intuitive ». Comme la Sensation – qui « forme » aussi l'objet –, l'Intuition n'est pas seulement perception/ contemplation ; elle est aussi processus actif et créatif qui « met » en l'objet autant qu'il lui emprunte... En lui retirant sa représentation, le plus souvent de façon inconsciente, l'Intuition met aussi en l'objet un « effet » inconscient... L'Intuition transmet surtout des Images que d'autres fonctions ne peuvent atteindre. Celles-ci sont refoulées – l'estimation de Valeur est alors prise par l'Intuition même (et pas le Sentiment) – et, surtout, la Sensation devient le principal obstacle. L'attitude Extravertie s'oriente donc selon l'objet ; l'Intuition y est très proche de la Sensation. Parce que celle-ci attire le regard sur la superficie physique des objets, elle empêche l'Intuition d'y pénétrer... Pour qu'elle puisse se réaliser, l'Intuition doit donc savoir aussi réprimer la Sensation. L'Intuitif n'hésite d'ailleurs pas à dire qu'il est guidé par quelque Sensation, ou « Impression sensorielle », mais, de fait, celle-ci n'est que point d'appui pour l'Intuition... Plus une Valeur est ainsi « augmentée », de façon inconsciente, plus elle va « apparaître » de façon consciente sous forme de Sensation pure (ceci est un jeu pour le Coach américain)... Ici l'Intuition « satisfait » un pressentiment... Parfois, elle ne sera que l'adjuvant automatique d'autres fonctions. Prépondérante, elle considère toute situation comme un domaine fermé qu'elle doit ouvrir... Elle cherche donc, en toute situation, une idée de prison, chaîne, qu'il faut briser.  Un Objet devient alors d'autant plus important qu'il « offre » une possibilité de libération/désincarcération (Kinder surprise...) mais perd aussitôt sa valeur une fois celle-ci réalisée.
- L'Intuitif introverti utilise lui son Intuition « par dedans » pour la connaissance et la contemplation interne. L'Intuition est ici tournée vers les éléments de l'Inconscient. L'objet intérieur se comporte vis à vis du Conscient comme s'il était extérieur mais sa réalité n'est que psychologique... Perception intuitive et images de choses surtout « non rencontrées » car chargées des contenus de l'Inconscient collectif. La Valeur est bien mise sur ce contenu subjectif alors que l'Intuition extravertie l'étouffe. Ici, l'Intuition perçoit au-delà de la simple innervation, provoquée par l'Inconscient, ressentie par la Sensation introvertie. Mieux, une Image arrête et fascine l'activité intuitive, la retient, pour qu'elle en constate avec « sympathie » toute sa transformation jusqu'à sa disparition...  Si la Sensation extravertie perçoit les objets extérieurs, l'Intuition introvertie en capte le processus d'arrière-plan. Une Image inconsciente acquiert ainsi une dignité d'Objet mais le Sujet ignore les troubles corporels de l'innervation. Une Image « détachée » existe ainsi par elle-même sans relation avec la Personne (hallucination pure, différente de l'effet visio-kinesthésique de l'Intuition extra...). Mieux, l'Intuitif introverti peut ignorer que l'Image se rapporte à lui et ceci paraît inadmissible pour le Rationnel. Si l'Intuitif extraverti montre une étonnante indifférence par rapport à l'objet extérieur, l'Intuitif introverti est lui détaché de l'objet intérieur. Il va ainsi d'Images en Images qui surgissent du sein de l'Inconscient, sans saisir leur éventuel rapport. Mieux, il peut perdre la Conscience de son existence corporelle, de son Action avec autrui (Dissociation). La réalité n'existe plus, il s'attache à des rêves stériles. Cette fonction, la plus étrangère au monde extérieur, est pourtant indispensable à toute « économie psychique » individuelle voire d'un peuple ; principe du Prophète d'Israël... Appréhension des Images – Archétypes – qui surgissent des fondements, de l'hérédité, de l'Esprit inconscient... Des données sont ici de haute Valeur pour la compréhension des phénomènes et prévision des événements réels, voire ultérieurs... 
Correspondances :
- Type Jung Intuition extraverti → N° 7
- Type Jung Intuition introverti → N° 9 (Nerveux/ Mélancolique). 

Complément d'enquête :
- Le problème majeur de la fonction Intuition est donc sa correspondance avec l'idée explosive que l'on se fait habituellement du Blâmeur/ Colérique/ Feu noir... Un bon exemple populaire pour illustrer cette notion d'Intuition basique existe pourtant ; c'est la situation sociale de la « syllabe surprise », notamment en classe de collège ; un élève ou un professeur prononce un peu trop la syllabe d'un mot/ lapsus – qui relève d'une imagination propice à ce Ça des profondeurs –  et, illico presto, cela génère un rire incontrôlé chez un Tempérament Intuition...  Ce rire est généralement communicatif pour ne pas dire contagieux (fameuse Multiplicatio...). Il n'y a guère que le Coach américain pour analyser de tels phénomènes et les associer à ses pratiques... La chose semble connue aussi par certains symbolistes qui aiment à parler d'Image hot comme centre caché d'Image cool.
- Dans notre base 12, la fonction Intuition est celle des N°3, 7, 8. Ce dernier est néanmoins très perturbé par sa fonction Pensée, ou plutôt son orientation Extraversion conformiste, qui musèle sa colère. De fait, la Volonté est aussi l'attribut de tous les orientés Tertium ; 1, 4, 7, 12 dont seul 7 est un véritable Colérique. La palme de l'Intuition pure revient bien sûr à 3. Reste également le cas du mystérieux Lymphatique 1, le plus apte à la contemplation intuitive cracra, au Ça... comme nous avons déjà vu 10 résumer à lui seul les Sensations et 9 les Pensées... 
- Sortons de ces bas-fonds, pourtant propices à la compréhension du phénomène, pour valoriser la belle Intuition, celle du 9 (dont l'Intuition est la fonction mineure), celle de Galadriel... Et Jung de nous parler prophétie... Mais non, la « vraie » Intuition reste pour nous celle du Détective N°3... Celle de Sherlock Holmes à la double-visière façon Janus Bifrons... On retrouve bien là l'aspect d'où provient la chose et ce vers quoi elle tend de la fonction... 
- Le sensoriel inhérent à l'Intuition est la Vision. Mieux, dans la série des Points de vue – que nous développerons par ailleurs –, on peut déjà noter ici cette tendance, même pour les Colériques basiques, à percevoir rapidement l'ensemble des choses et des situations en vu d'agir au mieux. Le présupposé passe après...  
   

 

lundi 11 mai 2026

F – Fonction Sentiment de Jung

S – Fonction Sentiment de Jung
Voici la fonction Sentiment de Jung, F pour Feeling. Elle relève de notre catégorie Distracteur de Virginia Satir et vaudra pour le Tempérament Sanguin. Là aussi, connaître cette fonction enrichira les premières approches caricaturales des catégories. Bien comprendre qu'ici tout discours « logique » – propre à la Pensée opposite – n'a plus lieu d'être. Le Sentiment découle bien de cette évaluation J'aime/ J'aime pas plus ou moins associée aux seules croyances et généralisations de l'Individu. 

Psychologie jungienne

Fonction Sentiment de Jung
 :
Le Sentiment est basé sur la matière/contenu de sa fonction affective. Il n'est pas un phénomène secondaire qui dépend de la représentation (Intuition) ou Sensation. C'est un processus qui se déroule d'abord entre le Moi et ce contenu affectif, conférant à ce dernier une Valeur qui le fait accepter ou refuser selon un principe plaisir/déplaisir. Peut aussi se manifester sous forme d'Humeur. Le Sentiment est surtout un processus subjectif même si celui-ci peut s'ajouter à une Sensation (fameuse Synesthésie du Coach américain...). Le Sentiment est bien de l'ordre du Jugement mais en estimation (évaluation) pour accomplissement d'acceptation ou de refus. Si le Sentiment « augmente » d'intensité, apparaît l'Affect. Si le mélange Sentiment et Sensation est caractéristique, il peut dépendre aussi d'une autre fonction comme pour la Pensée. Ce sont alors les lois de la Raison (Types rationnels/Jugement) qui répartissent ces Valeurs. Mais, là où la Pensée classe d'après des concepts, le Sentiment ordonne d'après ses Valeurs... L'Entendement intellectuel ne peut pas formuler en langage « l'essence du Sentiment » (c'est une des clefs essentielles pour comprendre cette fonction plutôt féminine et pour le moins indécise en permanence. C'est bien moi, Vera une N°5, qui t'en parle...). L'idée même de classification est déjà intellectuelle donc incompatible avec le Sentiment plutôt dû à une Aperception (processus analogique) des Valeurs.  Cette aperception peut être passive, attirée/excitée par un contenu, ou active par une « distribution de Valeur » (Évaluation...). Distinguer ici l'Acte de Volonté ; Aimer est différent d'Être aimé (Aimant/Aimé... Rare exemple de Tertium actif chez Jung ; le 3e terme Aimant est ici donné. Si, l'Aimé correspond à notre orientation Introversion – qui va comme un gant à notre Sentiment –, la norme extravertie, serait-elle alors ne pas être aimé ? Une Pensée contraire toute négative...).
- Pour Jung, le Sentiment extraverti est bien le sens général que l'on a des choses ; il s'oriente vers la donnée objective. Il est libéré de l'état subjectif et peut s'abandonner entièrement à l'influence de l'Objet. Il trouve ce qui est « beau et bon » par ce qui est convenable (socialement) et un jugement contraire peut troubler cette situation affective (grand thème du Beau en Art ou, pour mieux comprendre, des goûts et dégoûts de Bourdieu...). Sensible à « l'atmosphère sentimentale », ressentie ou à faire ressentir, selon des valeurs objectives appréciables et traditionnellement répandues... Sentiment positif mesuré pour aller au spectacle ou à l'église... Mais ce Sentiment peut aller jusqu'à acquérir une influence exagérée ; simple pose/ comédie peu digne de foi, voire qui trahit une intention secrète (personnelle ou collective). Le Sentiment devient ici stérile. 
- Le Sentiment introverti tente lui, surtout, de déprécier l'objet et s'exprime plutôt négativement. Il essaye, plus ou moins consciemment, de réaliser des images qui lui servent de base ; cherche une image introuvable dans la réalité présente mais qu'il aurait aperçu auparavant. Repli sensitif, devant l'objet, pour jouir d'un arrière-plan subjectif profond... En guise de protection, il met en avant un jugement négatif ou une « indifférence » qui frappe... Sans habileté verbale ou artistique, il ne peut pas exprimer au dehors toute sa richesse. Le Sentir s'appuie ici sur un trésor d'images primordiales ; ce Sentiment peut alors devenir égocentrique, passionné...  
Correspondances :
Le Sentiment extraverti au N°6
Le Sentiment introverti au N°3 (Colérique ). 

Complément d'enquête :
- La correspondance avec les numéros de la base 12 est assez fidèle, surtout eu égard à la « vedette du Sentiment », notre N°6... Aperception efficace ? Disons que, même au niveau du 3 – un Colérique –, le descriptif colle, tant l'Introversion jungienne définit là ce qui relève plutôt du rejet que du Sentiment... 
- Notons d'ailleurs la possible « bascule » pour l'Excitée introvertie 6 qui reste férue de Valeurs collectives normatives... 
- La fonction Sentiment est celle de nos N° 4, 6 et 11. Nous sommes parfois déjà là dans les éléments de langage ; le Coach américain et ses collectifs ont déblayé le terrain pendant des années pour percer les mystères de ces contradictions sentimentales à priori « non-négociables »... C'est là tout un Art fait de choix, nuances, approches, retours, et suggestions ; un autre sujet... 
- Le sensoriel inhérent à notre fonction Sentiment reste bien sûr secret.  



T – Fonction Pensée de Jung

S – Fonction Pensée de Jung

Voici la version de la fonction Pensée de Jung. Rappelons que la Pensée – lettre T du MBTI pour Thinking – équivaut ici pour la catégorie Rationnel de Satir et au tempérament Lymphatique.  

Psychologie jungienne

Type Pensée de Jung :
Pour le Psychanalyste suisse, la Pensée est la matière, ou contenu, de la fonction intellectuelle analysée par elle-même... Cette fonction intellectuelle/ Pensée est une des 4 fonctions psychologiques fondamentales.
Le Type Pensée établit ainsi, selon ses propres lois, une « connexion conceptuelle » entre les contenus représentatifs. Activité aperceptive (Aperception = processus analogique) active ou passive.
- La forme active est une Action volontaire où le contenu est soumis à un acte voulu de Jugement. Cette Pensée est dirigée par l'Intellect (dans un blog 3, nous reviendrons sur cette distinction entre l'Intellect dominant du Tertium et la Pensée « commune » ; ceci est un des secrets de l'Art). Jung aime à séparer la Pensée/contenu de l'Acte même qu'il nomme le Penser...
- La forme passive est plus de l'ordre d'une simple observation du « déroulé » de la Pensée sans sentiment de direction ou alors après coup... Si Jung souhaitait d'abord que la Pensée passive soit l'Imagination, il préféra ensuite associer l'Intuition à cette suite représentative ; concept de Pensée associative.
Pour Jung, la Pensée n'est pas qu'un simple phénomène de représentation. Le type Pensée n'est que là où ces représentations sont reliées par un concept ; acte de Jugement. Il distingue d'ailleurs la Pensée non-dirigée, ou Intuition intellectuelle, qui est une fonction irrationnelle... Idem pour la Pensée affective dépendante du Sentiment et non-conforme au principe logique (et nous ne rentrerons pas ici dans toutes les nuances de l'Imagination de Jung dont sa célèbre Imagination active...).
Avant de voir l'inévitable distinction des Pensées Extra/Intro par Jung, savoir que le Psychanalyste développe tout un principe de leur union nécessaire si ce n'est fatale... La Pensée intervient quand l'individu doit « réfléchir » (acte de cognition). Même si le cours de cette Pensée part d'une donnée objective, elle se trouve en relation constante avec le Sujet ; sans cette relation sine qua non, il ne saurait y avoir de « suite d'idées ». On ne peut empêcher l'intrusion de ce processus parallèle à moins de supprimer la Pensée elle-même... (l'observation consciente de ceci est une des bases de l'Éveil).
La « logique de la Pensée » ne change pas, ce qui change c'est sa manifestation. 
- Le Type Pensée extraverti s'oriente d'après l'objet. Il « s'alimente » aux données objectives transmises par la Perception des sens mais aussi par les sources subjectives de son inconscient. Le Jugement présuppose ici une mesure ; toute Idée du dehors doit d'abord recevoir un « agrément subjectif ». Juste observer la suite d'une telle Pensée pour savoir si elle est pratique – pour ne pas dire commerçante – ou tend vers des principes collectifs... L'Intellect extraverti est féru « d'ambiances spirituelles » (voir Pensée négative ci-après). Parfois la donnée objective peut mettre la Pensée sous son influence et la stériliser. Le processus Penser n'est alors que simple « réflexion », imitation qui énonce (« lecture »), incapable de dépasser la seule donnée objective.
- Pour le Pensée introverti, qu'il s'agisse de données concrètes ou abstraites, c'est toujours la donnée subjective qui détermine l'orientation de la Pensée. L'expérience concrète mène à un contenu subjectif et les réalités extérieures ne sont ni les causes, ni les les buts, de cette Pensée même si l'Introverti cherche à le faire croire... Cette Pensée commence au Sujet et se ramène à lui. La réalité n'a qu'une importance secondaire ; une image symbolique initiale plane obscurément devant son regard intérieur... L'Introverti ne reconstruit pas ici la réalité concrète par la Pensée mais tend à façonner une image obscure en idée lumineuse... Il « produit des idées ». Dangereuse tendance à faire entrer de force les faits dans le cadre de son image ; à développer le produit de son imagination. Ce maigre matériel sera la véracité de l'idée et tire sa force convaincante de son Archétype (arrêtons-nous là...). Ce type passe vite à l'imaginaire et crée des théories. Sa Pensée peut aller jusqu'à se volatiliser en représentations du non-représentable. Cogito ergo cogito... Pensée pauvre en faits objectifs compensée par une abondance de faits inconscients. 

- Correspondances
- Type Pensée extraverti → N°8  (Colérique)
- Type Pensée introverti → N°1

- Complément d'enquête
- Le Type Pensée jungien offre en fait plus de correspondances avec les orientations (blog base 3) que les Tempéraments mêmes, en particulier pour notre N°8. Dans le cadre des 4 catégories majeures qui nous intéresse, fondement plus ou moins « automatique » des individus, la Pensée ne peut pas encore relever d'un choix conceptuel d'éléments de langage particuliers et encore moins d'une conscience de leur organisation. 
- Dans notre base 12, la base Pensée/ Rationnel/ Lymphatique est celle des N°1, 2, 10. Leur sensoriel inhérent est l'audition. Mieux vaut donc concevoir d'abord la Pensée comme mode d'être d'un type avant tout auditif qui ne choisit pas tant ses mots qu'il s'embourbe dans un discours à priori « rationnel ». Syndrome de Saruman que l'intuitive Galadriel finit par laisser discourir... Comme pour les autres catégories, les images et indices sensoriels propres à son élément lui sortent alors de façon subconsciente... C'est ce qui nous aidera à vraiment distinguer la base Pensée par rapport à l'orientation Extraversion conformiste. D'autant que tous les types Pensée ne sont pas sujets à l'Inhibition. 
- Ce Tempérament rationnel est bien celui d'une certaine logique propre à l'individu, pas tant basée sur la norme collective propre aux Extravertis – dont 8 – que ses croyances et « causes à effets » personnelles. La fonction Pensée rationnalise voire « tourne en boucle » névrotiquement et cela colle parfaitement à nos types 1, 2 et 10. Principe du « circuit d'eau » d'une machinerie que la  PNL du Coach américain affectionne... Principe symbolique de l'Ouroboros... Ceci est d'autant plus identifiable chez le N°10, le plus apte à la Pensée négative, à se plaindre sur son sort, qui – inévitablement – aboutira à une douleur psychosomatique, donc une véritable Sensation, le rendant pour le coup l'archétype du Suppliant qu'il n'est pas... Savoir reconnaître ainsi tout discours redondant, toute Lecture qui s'écoute elle-même, toute Écriture qui aime s'entendre parler... Le Tempérament Pensée n'a donc pas le monopole de l'Analyse juste et claire qui peut relever d'autres catégories (3 et 5 pour ne citer qu'eux...).
- Jung développe d'ailleurs tout un pan sur la Pensée négative qui, pour lui, génère aussi les « ambiances spirituelles » genre Théosophie... Là, une énorme masse d'expériences mal reliées se compense par les idées faussement cohérentes de Matière ou Énergie ; de la bombe aujourd'hui... Il semble pourtant que le Psychanalyste suisse-protestant ait parfois aimé, lui aussi, broder ses récits du même parfum oriental que ses concurrents tacites... Mais, là aussi, les bulles interprétatives – toujours sous influence des modes du moment – relèvent plus de « l'Abstraction » propre à l'orientation Extra qu'au type Pensée même. Il n'en reste pas moins que l'étude du Tempérament Pensée nous oblige à nous questionner humblement sur tous les discours dont les nôtres... sur ce qui relève de la Pensée scientifique – en particulier en sciences sociales – ou de la supercherie. Vaste débat philosophique qui sort des limites de ce blog et que nous aborderons plutôt en base 3. La démarche scientifique ne doit pas pour autant abandonner ses cartes, ses classifications et généralisations, nécessaires à une bonne démarche. Là aussi, le glissement faussement rationnel te pétera parfois plus au visage auprès d'Experts cooptés que dans des publications à priori douteuses... On relira avec plaisir les observations de Tobbie Nathan, et Gaston Bachelard, comme nous l'évoquions sur le blog des 12 ; Sociologie de la Personnalité.   
- Signalons que la fonction Pensée peut aussi être la « façade » du N° 9 institutionnel. Cette typologie représente alors paradoxalement tous les types de l'orientation Extraversion conformiste ; les N°5, 8, 2 et 11... Il est intéressant de noter que là où le N°10 Lymphatique irrationnel vaut pour tous les types Sensation, son opposite complémentaire – le N°9 Sensation – est donc l'Archétype des Rationnels... La continuité des emplacements 10 à 9 est du domaine du septénaire, base 7. Mais nous entrons là dans des considérations philosophiques... 
- Jung évoque enfin la soumission possible de la Pensée envers la fonction dominante ; il nous semble plus judicieux de parler ici de la soumission de la fonction secondaire – orientation Extraversion – à la fonction dite dominante (qui peut être la mineure...), notre Tertium. Complexité de deux orientations qui se chevauchent et Jung l'étend parfois à ses notions Extra/Intro... Il nous complique de fait l'affaire puisqu'il ignore le Tertium dominant qui est bien devant le couple Extraversion/ Introversion...  Tout cela sera évoqué dans le blog base 3.